«Arrogance honteuse» : Salvini réagit aux propos de von der Leyen sur les élections italiennes

- Avec AFP

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Strasbourg,  le 14 septembre 2022© Frederick FLORIN Source: AFP
A 2 jours des élections italiennes, Ursula von der Leyen a évoqué le cas de la Pologne et de la Hongrie «si les choses vont dans une direction difficile» en Italie (image d'illustration).
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Alors que l'Italie s'apprête à se rendre aux urnes le 25 septembre, Ursula von der Leyen a évoqué de possibles mesures contre Rome «si les choses vont dans une direction difficile», irritant l'ensemble du spectre politique italien.

Le leader de la Ligue, Matteo Salvini, a exigé ce 23 septembre «des excuses ou la démission» d'Ursula von der Leyen qui a évoqué «les instruments» à la disposition de Bruxelles pour sanctionner d'éventuelles atteintes aux principes démocratiques de l'UE en cas de victoire de la coalition de droite aux législatives.

«Si les choses vont dans une direction difficile, j'ai parlé de la Hongrie et de la Pologne, nous avons des instruments», a mis en garde la présidente de la Commission européenne en réponse à une question sur les élections du 25 septembre pour lesquelles la «coalition de centre-droit», comme elle est appelée en Italie, est favorite.

«Amis de tous, valets de personne», répond il Capitano

«Nous verrons le résultat des élections, nous venons aussi d'avoir des élections en Suède», remportées par la droite avec l'appui des nationalistes. «Mon approche est que quel que soit le gouvernement élu démocratiquement, nous travaillons ensemble», a-t-elle néanmoins concédé lors d'une visite à l'université étasunienne de Princeton.

Matteo Salvini a vivement réagi dans la foulée : «C'est quoi, une menace ? Arrogance honteuse. Respectez le vote, libre, démocratique et souverain du peuple italien ! Amis de tous, valets de personne», a-t-il écrit sur son compte Twitter. «Soit elle présente ses excuses, soit elle démissionne», a-t-il également déclaré au quotidien Il Corriere della Sera.

Même écho chez le vice-président de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi qui a fait alliance pour ce scrutin avec la Ligue et Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni. Ces déclarations sont «une interférence» dans la campagne, a ainsi jugé l'ancien président du Parlement européen Antonio Tajani. Une réaction partagée également au centre-gauche, par la voix de Matteo Renzi qui a affirmé que la présidente de la Commission européenne ne devrait «pas entrer dans les questions italiennes», ajoutant que même si la «droite» gagnait les élections, «l'Europe devrait respecter les résultats électoraux».

Le porte-parole d'Ursula von der Leyen a rappelé le 23 septembre que la Commission travaille «avec tout gouvernement qui sort des élections et qui a la volonté de travailler avec la Commission européenne». «Il est absolument clair que la présidente n'est pas intervenue dans les élections italiennes. Quand elle a fait référence aux instruments, elle a spécifiquement fait référence à des procédures en cours dans d'autres pays de l'Union européenne», a affirmé Eric Mamer.

La Commission européenne a engagé un bras de fer avec la Hongrie et la Pologne, auxquelles elle reproche des atteintes à l'Etat de droit. Bruxelles refuse notamment de leur verser des fonds tant qu'elles n'auront pas mis en œuvre les réformes demandées.

Le parti de Meloni à 25% des intentions de vote

Les propos d'Ursula von der Leyen succèdent médiatiquement à ceux de Bernard Henri-Lévy. L'écrivain et cinéaste français était intervenu le 19 septembre sur la télévision italienne où il avait déclaré qu'«il ne faut pas toujours respecter les électeurs».

Cette dernière avait vivement dénoncé les propos de Bernard Henri-Lévy sur son compte Twitter : «Le service public invite un écrivain français – qui défendit autrefois le terroriste communiste Cesare Battisti [condamné à la perpétuité pour sa participation aux actions armées des Brigades rouges] – pour comparer l'Italie conduite par la droite aux pires régimes», avait-elle réagi, ajoutant : «Autrement dit : si les Italiens votent FdI et la Ligue, il ne faut pas respecter leur choix.»

Ces différentes déclarations ne sont d'ailleurs pas sans rappeler celles des précédentes élections législatives en Italie, en particulier celles du commissaire européen Günther Oettinger qui avait déclaré en mai 2018 que «les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter».

Alors que les Italiens iront aux urnes le 25 septembre, les derniers sondages donnent Fratelli d'Italia largement favori, avec 25,1% d'intentions de vote, devant le Parti Démocrate qui enregistre une légère baisse (20,5%), le Mouvement 5 Etoiles (14,5%), la Ligue (12,5%) et Forza Italia (8%). L'abstention est, quant à elle, estimée à 33,4%.

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