WSJ : l'investigation ne révèle aucune implication de la Russie dans l'endommagement de câbles en mer Baltique

Malgré les soupçons des pays de l'OTAN, il n'y a aucune preuve de l'implication de la Russie dans les dommages causés aux câbles sous-marins en mer Baltique, rapporte le Wall Street Journal. Un des capitaines de la mission Baltic Sentry a reconnu qu'il était difficile d'évaluer l'efficacité de la présence renforcée de l'Alliance dans la région.
L'investigation sur les dommages, causés fin 2024 à des câbles énergétiques en mer Baltique, n'a pas révélé l'implication de la Russie dans ces incidents, a rapporté le Wall Street Journal, citant des sources informées de la situation. D'après le journal américain, malgré les soupçons des pays de l'OTAN, aucune preuve n'a été trouvée que Moscou ait ordonné ou dirigé le sabotage.
Un des capitaines qui participent à la mission Baltic Sentry de l'Alliance en mer Baltique pour assurer la sécurité de la région a déclaré au WSJ qu'il était encore difficile d'évaluer l'effet pratique de la présence accrue de l'OTAN dans la région. «Il est assez difficile de prouver que notre présence est utile. Difficile de dire que si nous n'avions pas été là, quelque chose serait arrivé», a-t-il noté.
En décembre dernier, plusieurs câbles ont été endommagés dans la mer Baltique : un câble électrique entre la Finlande et l'Estonie et quatre autres câbles de communication reliant la Finlande à l'Estonie et à l'Allemagne. À l'époque, les autorités finlandaises avaient accusé sans preuve la Russie d'être impliquée : le pétrolier soupçonné d'avoir endommagé le câble avec son ancre aurait été impliqué dans le transport de ressources énergétiques russes.
Le 14 janvier, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a annoncé le lancement d'une mission Baltic Sentry en mer Baltique pour protéger les infrastructures sous-marines. La mission implique des patrouilles maritimes par des frégates et des avions de l'Alliance.
Moscou a considéré que cette initiative était une tentative d'utiliser la «trace russe» comme prétexte pour renforcer la présence de l'OTAN en mer Baltique. Maria Zakharova, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré que l'Alliance avait ainsi l'intention d'entraver les exportations de pétrole russe et de restreindre la navigation en mer pour les navires russes.