Retour des migrants : l’UE négocie avec le Maroc

Dans le cadre d’une réflexion plus large sur la gestion des flux migratoires, le Comité des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen tiendra, le 7 avril prochain, un débat consacré aux partenariats migratoires avec le Maroc, rapporte le site Barlamane.com le 2 avril.
Le Parlement européen a annoncé la tenue le 7 avril prochain d'un débat consacré aux partenariats migratoires avec le Maroc. Ce débat se tiendra au sein du Comité des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Le commissaire aux affaires intérieures et à la migration, Magnus Brunner, y tiendra une intervention.
L’un des principaux objectifs de ce débat est l’instauration d’un régime commun pour le retour des ressortissants de pays tiers en situation irrégulière. Le Parlement européen cherche ainsi à remplacer les textes législatifs existants, notamment la directive 2008/115/CE, qui encadre actuellement les procédures de retour des migrants.
L’Union européenne a récemment adopté une nouvelle approche en matière de renvoi des migrants en situation irrégulière. En mars 2025, la Commission européenne a présenté une proposition visant à mettre en place un système européen commun de retour. Ce dispositif a pour ambition de garantir l’application d’une décision d’expulsion prise dans un pays de l’UE, même si la personne concernée se trouve sur le territoire d’un autre État membre.
Un projet de loi référencé 2025/0059(COD) et COM(2025)0101 sera présenté devant le LIBE par la Commission européenne, précise Barlamane.com.
Des négociations à venir avec Rabat
Selon la même source, des négociations sont prévues entre Bruxelles et Rabat pour ajuster les accords existants sur la gestion des flux migratoires. Ces discussions devraient également porter sur la réévaluation des engagements financiers et opérationnels entre les deux parties.
Le Maroc, situé sur la route des migrants en provenance d'Afrique subsaharienne souhaitant traverser la Méditerranée vers l’Espagne, joue un rôle clé dans la surveillance des passages en Méditerranée occidentale. Cette position stratégique en fait un acteur central des politiques migratoires de l’Union européenne.