L'offensive russe en Ukraine se poursuit

L'offensive russe en Ukraine se poursuit© Konstantin Mihalchevskiy Source: Sputnik
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Militaires russes à Armyansk en Crimée, Russie, le 24 février 2022 (image d'illustration) (image d'illustration).
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L'intervention armée visant selon la Russie à «démilitariser» l'Ukraine, suit son cours, après la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des républiques autoproclamées du Donbass. De nombreux pays dénoncent ce qu'ils qualifient d'invasion.

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  • Dans la nuit du 6 au 7 août, les forces ukrainiennes ont frappé la centrale nucléaire de Zaporojié avec un système de lance-roquettes multiple Ouragan, dont les éclats et le moteur-fusée sont tombés à 400 mètres au maximum du réacteur en fonction, a affirmé à RIA Novosti l’administration militaire et civile d’Energodar – une ville d'Ukraine sous contrôle des autorités russes. «Cette nuit, des groupes armés ukrainiens ont effectué une frappe en utilisant une roquette à sous-munitions du système de lance-roquettes multiple Ouragan de 220 mm», a déclaré le représentant de l’administration russe de la ville. Il a précisé que la roquette avait eu le temps de s’ouvrir et de larguer des sous-munitions.

    A l'inverse, les autorités ukrainiennes ont accusé l'armée russe d'avoir frappé le site de la centrale de Zaporojié. La compagnie d'Etat ukrainienne Energoatom a ainsi affirmé qu'un des employés sur place avait dû être hospitalisé pour des «blessures causées par l'explosion» d'une des roquettes tirées «samedi [6 août] soir» par les Russes.  

  • Les exportations de céréales d'Ukraine reprennent peu à peu : ce 7 août, selon une déclaration de la veille du Centre de coordination conjointe (CCC), cinq nouveaux cargos chargés au total de plus de 161 000 tonnes de maïs et de produits alimentaires prendront la mer au départ des ports ukrainiens de Tchernomorsk et Odessa. Ces bateaux se rendront en Turquie, en Chine et en Italie, selon le CCC qui suivra leur progression jusqu'à Istanbul, où ils seront inspectés au large avant d'emprunter le Bosphore.

    Parallèlement, le centre a autorisé le cargo MV Osprey à appareiller, à vide, pour Tchernomorsk dès qu'il aura été inspecté, le 7 août, au large d'Istanbul.

  • Le chef adjoint de l'administration militaire et civile de la région de Kherson – région ukrainienne dont une majeure partie est sous contrôle des autorités russes – a fait savoir le 6 août que le chef adjoint de «l'administration militaire et civile du district de Kakhovka de la région de Kherson», Vitaly Goura, était décédé «à la suite d'une tentative d'assassinat».

    Plus tôt le même jour, le service de presse de l'administration de ce district avait fait état auprès de l'agence de presse russe TASS d'une tentative d'assassinat contre Vitaly Goura dans sa maison. L'homme avait reçu de nombreuses blessures par balles, selon cette source. 

    Le ministère russe de la Défense avait déclaré mi-mars que la région de Kherson était sous le contrôle total des troupes russes, dans le cadre de l'opération militaire en Ukraine lancée le 24 février.

  • Le ministère russe de la Défense a déclaré que ce 5 août, «entre 16h20 et 17h24» (heure locale), des groupes armés ukrainiens avaient effectué trois frappes d'artillerie sur le territoire de la centrale nucléaire de Zaporojie ainsi que sur la ville d'Energodar. «Au total, 20 obus de 152mm ont été tirés», a affirmé la même source.

    La Défense russe dénonce des frappes ukrainiennes sur la ville d'Energodar

    «Le bombardement a été effectué par une des unités de la 45e brigade d'artillerie des forces armées ukrainiennes depuis des positions de tir près du village MARGANETS, sur la rive opposée du réservoir de Krementchouk, contrôlée par l'armée ukrainienne», a également rapporté la Défense russe.

    Plus tôt ce même jour, les autorités ukrainiennes avaient elles accusé l'armée russe d'avoir effectué des frappes près d'un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporojie – centrale se trouvant sous contrôle de l'armée russe.

  • «Nous maintenons pleinement nos conclusions», a déclaré ce 5 août la secrétaire générale d'Amnesty International, Agnès Callamard, à l'AFP par courrier électronique, au lendemain de la publication d'un rapport dans lequel l'ONG accuse l'armée ukrainienne d'avoir mis en danger des populations civiles.

    Agnès Callamard a souligné que ces conclusions étaient «fondées sur des preuves obtenues lors d'investigations de grande ampleur soumises aux mêmes normes rigoureuses et processus de vérification que tout le travail d'Amnesty International».

  • L'Ukraine a accusé l'armée russe de frappes près d'un réacteur nucléaire de la centrale de Zaporojie (sud), contrôlée par les forces russes. «Trois frappes ont été signalées vendredi [5 août] soir près d'un des réacteurs nucléaires», a affirmé sur Telegram la société d'Etat ukrainienne Energoatom, qui gère les centrales nucléaires du pays. «Il existe des risques de fuite d'hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives. Le danger d'incendie est élevé», selon la même source qui n'a pas fait état de victimes dans un premier temps.

  • Alexeï Koulemzine, le maire de Donetsk en République populaire de Donetsk (reconnue par Moscou mais non par Kiev), a accusé les forces armées russes d'avoir pris pour cible «l'hôpital 17 dans le quartier Kouïbychevsky» dans cette ville.

  • Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a affirmé le soir du 4 août que trois nouveaux bateaux transportant des céréales allaient quitter l'Ukraine le lendemain, selon l'agence de presse publique turque Anadolu.

    «Le départ des trois bateaux est planifié grâce au travail intensif du Centre de coordination conjointe», a affirmé le ministre sans préciser le port de départ des navires.

  • Dans une enquête rendue publique le 4 août, la branche britannique d'Amnesty International a indiqué que l'armée ukrainienne avait mis en danger les civils en établissant des bases et en déployant des armes dans des zones résidentielles, y compris dans des écoles et des hôpitaux. Ce faisant, les forces de Kiev ont, selon l'ONG, «violé le droit humanitaire international», exposant les civils présents à proximité à des frappes russes.

  • Selon l'agence de presse russe RIA Novosti, les forces armées ukrainiennes ont bombardé ce 4 août le bâtiment du théâtre dramatique de Donetsk où devait avoir lieu la cérémonie d’adieux d'Olga Katchoura, colonel de la milice populaire de Donetsk. Bien que le système de défense antiaérienne ait fonctionné, au moins deux obus auraient touché le bâtiment du théâtre. Selon les autorités de la République populaire de Donetsk, cinq personnes sont décédées et six autres ont été transportées à l'hôpital avec des blessures graves.

    Le maire de Gorlovka, Ivan Prikhodko, avait annoncé la mort d'Olga Katchourala la veille, à la suite d’une frappe presque directe d'un obus sur le véhicule où elle se trouvait, sur l'autoroute Gorlovka-Iassinovataïa. Le président russe Vladimir Poutine lui a conféré le titre de «Héros de Russie» à titre posthume.

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