Reprise du dialogue entre Alger et Paris : Wauquiez fustige une «diplomatie de la soumission»
Le 2 avril, le président du groupe parlementaire Droite républicaine au Parlement français, Laurent Wauquiez, s'est dit scandalisé par la reprise du dialogue entre Paris et Alger, qualifiant la diplomatie conduite par le président Emmanuel Macron de «diplomatie de la soumission».
Invité matinal de la chaîne de télévision TF1, le 2 avril, le chef de file des députés de la Droite républicaine (DR) au Parlement français, Laurent Wauquiez, a qualifié la reprise du dialogue entre la France et l'Algérie de «capitulation de l'exécutif».
«On a tous compris ce qui est en train de se faire, l'exécutif a décidé de capituler», a déclaré le député de Haute-Loire.
Cette réaction intervient après l’annonce, le 1er avril, d’une relance des relations franco-algériennes à la suite d’une conversation téléphonique entre Emmanuel Macron et son homologue Abdelmadjid Tebboune. Les relations entre les deux pays étaient particulièrement tendues ces derniers mois, notamment sur les questions mémorielles, les restrictions de visas et le dossier des obligations de quitter le territoire français (OQTF).
Toujours favorable à un rapport de force
Le président du groupe DR à l'Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a indiqué que l'Algérie avait humilié la France, malgré les déclarations de l'exécutif français invoquant une riposte graduée et un rapport de force engagé avec l'exécutif algérien.
«On nous a amusés, en faisant semblant de dire qu'on allait faire un rapport de force avec l'Algérie, l'Algérie nous a humiliés. On est en train de décider de capituler !», s'est exclamé Laurent Wauquiez.
Selon lui, la seule méthode efficace à appliquer est celle du rapport de force : «Ma conviction est toujours la même, la seule chose qui marchera est le rapport de force [...] C'est normal que la France s'habitue à une diplomatie de la soumission ?».
Quid des OQTF ?
Laurent Wauquiez s'est interrogé sur le devenir des 60 Algériens déclarés par Paris comme «potentiellement menaçants» et qu'Alger a refusé de reprendre.
«Est-ce que, dans cette reprise du dialogue, il y a comme condition que l'Algérie va maintenant reprendre tous ses OQTF et en particulier les plus dangereux ?», a-t-il lancé. Il a ajouté que ces personnes seraient bientôt relaxées, ce qui représente, selon lui, une menace grave pour la sécurité des Français.