Affaire Emile : garde à vue levée et pas de poursuite pour les grands-parents

Affaire Emile : garde à vue levée et pas de poursuite pour les grands-parents© Wiki commons
Église de la commune du Vernet où a disparu le petit Emile dans les Alpes.
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Les gardes à vue des grands-parents d’Émile Soleil, ainsi que de deux de leurs enfants, ont été levées dans la nuit du 26 au 27 mars 2025. Aucun chef d’accusation n’a été retenu, soulageant une famille injustement ciblée par des spéculations médiatiques.

Dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 mars, un dénouement discret mais significatif a clos une séquence éprouvante pour la famille Vedovini. Philippe et Anne, les grands-parents maternels du petit Émile Soleil, disparu en juillet 2023 et dont les restes ont été retrouvés en mars 2024, ont vu leurs gardes à vue levées après 48 heures d’interrogatoires à Marseille. Même soulagement pour deux de leurs enfants majeurs, un oncle et une tante de l’enfant, également entendus. Aucun d’eux ne fera l’objet de poursuites à ce stade, selon les informations disponibles au matin du 27 mars.

 

Une interpellation qui avait fait du bruit

 

L’interpellation spectaculaire de la famille, tôt mardi matin à leur domicile de La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône), avait relancé une vague de conjectures dans les médias et sur les réseaux sociaux. Certains commentateurs n’avaient pas hésité à accuser les grands-parents, ravivant des soupçons liés à Philippe Vedovini et à sa famille, catholique traditionaliste, bien qu’il soit décrit par le maire de La Bouilladisse, José Morales, comme «sans histoire».

Sur CNews le 27 mars, Madi Seydi s’est indignée du traitement médiatique de la religion de la famille du petit Émile : «Quand on est catholique et qu'on l'assume, tout de suite, il y a une suspicion».

«C’est un immense soulagement», a déclaré Maître Julien Pinelli, avocat d’Anne Vedovini, à sa sortie de la gendarmerie à 3 heures du matin. «Ma cliente a tenu à participer à cette enquête, car elle veut des réponses sur la mort de son petit-fils».

Les auditions, menées par la section de recherches de la gendarmerie de Marseille, ont été intenses. Philippe Vedovini a répondu pendant 17 heures aux questions des enquêteurs, dans une «coopération parfaite», selon son avocate, Maître Isabelle Colombani. «Les enquêteurs ont fait leur travail, et nous avons répondu à tout», a-t-elle ajouté, soulignant le professionnalisme des investigations. L’objectif de ces gardes à vue, qualifiées de «phase de vérifications» par le procureur Jean-Luc Blachon, était de confronter les témoignages familiaux aux éléments recueillis depuis la disparition d’Émile, le 8 juillet 2023, dans le hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence).

Cet épisode a surtout mis en lumière la précipitation de certains observateurs. Dès l’annonce des interpellations, les spéculations ont fusé, alimentées par la découverte, le 13 mars, de traces de sang près d’une jardinière au Haut-Vernet. Les médias ont parfois esquissé un portrait accusateur, oubliant que la famille, déjà brisée par la perte de l’enfant, attendait elle-même la vérité. «Cette famille a connu d’autres épreuves», a rappelé Maître Pinelli, évoquant la douleur d’une grand-mère confrontée à une suspicion publique alors qu’elle pleure son petit-fils.

Le procureur d’Aix-en-Provence doit s’exprimer ce 27 mars à 10h30 lors d’une conférence de presse. Si la piste familiale semble s’éloigner, selon une source proche du dossier citée par Le Monde, les enquêteurs continuent d’explorer toutes les hypothèses. Pour les Vedovini, ce non-lieu officieux est une bouffée d’air dans un cauchemar qui dure depuis près de deux ans.

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